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Poésies nouvelles

 Qu’as-tu donc fait ?

  

Ange, autant que démon ! C’est sur ta face obscure

 Que les maux de la terre y furent seuls inscrits !

 L’homme à l’affliger lors... De plaisir te procure !

 Pour lui tant de mépris.

  

Qu’as-tu donc fait à Dieu seul pour qu’il te punisse ?

 Toi l’ange ainsi déchu tant pour le courroucer !

 L’as-tu réfléchi là, certes dans la coulisse

 L’art de manigancer ?

  

Aujourd’hui te voici, les ailes repliées

 Le regard plein de haine et de ressentiment.

 Seul anéanti par, de funestes veillées, 

 Voici ton châtiment !

  

Pour expier alors de tes fautes la somme

 Au monde d’ici-bas soudain tu fus rendu !

 Avoir failli, coupable, ainsi tu fus fait homme !

 Au péché suspendu… 

                                                *Pierre Gabarra.

  

 

Aux portes du matin (Schaltinienne)

 

J’ai couru, sur le bord, les pieds mouillés d’écume,

Par la vague à l’automne où naissent ses tourments ;

Quand l’océan déchaîne en sourds déferlements

De terribles assauts, à repousser la brume.

 

Ils déversent leur ire aux portes du matin

Libérant sombre et noir, tout ce flot d’amertume

Augmentant leur courroux en un fracas certain.

 

J’observe et je poursuis, ma course en solitaire

Ce spectacle vivant, je ne saurais le taire.

 

Que m’emporte son flot, et me livre soudain !

                                                  *Pierre Gabarra.

 
 
 
Le conteur de fables (Fable)
 
 
Te voilà ! vieux conteur de fables,
 
Pour m’avoir à ce jour, grugé.
 
L’ignorance et l’appât me sont donc imputables,
 
De honte, me voici chargé.
 
Si tout gain entrevoir, vous rend aussi stupide
 
Comme moi pour autant, vous trouverez ce jour,
 
Ce quel qu’un, dont l’esprit, se trouve plus rapide ;
 
Qui vous perdra c’est sûr ! Au moindre carrefour !
 
L’escroc, de baratin, lentement vous ficèle,
 
Resserre le cordon, puis vous traîne au ruisseau.
 
Vous passerez alors, seul pour un bécasseau.
 
Chacun répond au chant de celui qui l’appelle !
 
                                                                               *Pierre Gabarra.
 

 

 La barbe !

 

Si les bois sont épais, ma barbe l’est aussi !

Bien, alors qu’on les rase !

Faut-il vous indiquer ; ma foi tout raccourci...

Que donc je périphrase ?

 

Prenez ! Hache ! Prenez ! De la cognée, usez !

En leur chute prochaine,

Débitez tous ces troncs, à cheval débardez,

Donnez-vous de la peine !

 

Quand vous aurez fini, vous en souviendra-t-il

De me couper la barbe ?

L’histoire finira, peut-être sur le fil

Du rasoir ? Oh ! La barbe !

*Pierre Gabarra.

 

  

Constance
 
 
  L’amant :
 
 
 « Constance, il faut que je l’avoue :
 
Vos charmes inspirent mes nuits.
 
Tant de trésors me font d’ennuis,
 
Je m’en approche ; or, je m’échoue. »
   
 
Constance :
  
 
« Ami, je me dévouerai bien,
 
À deux, réalisons ce rêve.
 
Avant de me vêtir comme Ève,
 
Encor faut-il tisser un lien. »
  
 
L’amant :
  
 
« Me rafraîchir à votre source
 
Si grand bonheur, serait pour moi.
 
Demeurer là, si bien ma foi ;
 
Et peut-être, y clore ma course ? »
 
  
Constance :
  
 
−  « Sentez votre main sur mon sein,
 
La douceur du grain qui s’éclaire.
 
Mon cœur qui soudain, s’accélère !
 
Frémissant tout comme un essaim. »
  
 
L’amant :
 
 
« Je ne sais par quel bout le prendre ;
 
Afin, de seul l’accaparer.
 
Faut-il ainsi me préparer
 
À terme échu de vous le rendre ? »
   
 
Constance :
  
 
« Mesurez là mon désarroi !
 
Devant tant de désespérance.
 
À manquer si ce n’est d’assurance,
 
Rester aux pieds, de la paroi.
   
 
Mon sein, pour vous ! Une barrière ?
 
Allons, Monsieur, détendez-vous !
 
Si cela crée tant de remous,
 
Commencez donc, par mon derrière… »
 
*Pierre Gabarra.
 
 

  

Le mur de briques

 

Ce mur de briques se fissure

Se lézarde, de toutes parts.

Il va s’écrouler, je l’assure

Finir comme tous ces remparts.

Je sais le temps faire son œuvre,

Aussi rampant qu’une couleuvre

Il trame, en coulisse et manœuvre

Son heure de gloire obtiendra.

Malgré le danger qui l’entoure,

Son manteau de briques s’ajoure

Il fera preuve de bravoure

Puisqu’il sait qu’un jour il cherra.

*Pierre Gabarra.

 

  

             

 

 

 

Date de dernière mise à jour : dimanche 10 Août 2014

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