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Poèmes

 Au soir soleil couchant…

 

Le galop, je perçois au soir soleil couchant

D’une horde écumante éclaboussant la grève.

Le bruit sourd des sabots, qui le sable soulève,

Fige en l’endroit l’image et le temps se suspend.

 

Les naseaux recouverts, d’écume ; hors d’haleine ;

Tous ces fiers étalons glissent dans le lointain,

S’enfoncent dans la nuit pour s’y perdre soudain.

Si leur course prend fin, leur souvenir s’égrène.

 

De la dune au rivage où promenant mes pas,

Je me laisse porter par l’élan de la vague,

Qui flue et donc reflue autant qu’elle divague,

Et finit par rallier l’horizon tout là-bas.

  

Le regard plein d’espoir, les yeux émerveillés 

Dans un coin de mon cœur, à l’écart dans la marge

Les flots en leur ressac m’entraînent vers le large…

En l’attente du jour sont restés éveillés.

                                                                                                  *Pierre Gabarra

  

 Saurai-je par l'amour ? ranimer votre coeur ?  

                

 Saurai-je par l’amour ranimer votre cœur

En proie à la tristesse ?

Ayez soin à ce jour d’éloigner la rancœur

Avant qu’il n’y paraisse.

  

Pourquoi pleurer le manque, ce devant le miroir

En un torrent de larmes ?

Pourquoi ne pas ranger ce au fond d’un tiroir,

Tant le chagrin, qu’alarmes ?

 

Me permettrez-vous donc d’effacer tous vos pleurs

Toute peine et le reste ?

De gommer s’il en est, somme de vos malheurs ?

Désarroi manifeste.

  

Ma main sur votre joue ajoute à votre teint

Une nouvelle aurore.

L’amour que je vous porte en outre n’est point feint

Bien plus sincère encore.

 

Ai-je ainsi pu de vous votre être soulager ?

Ouvrir une fenêtre !

Vers un bonheur qui sut vous faire voyager

Et seul vous enchevêtre ?

  

Le temps est donc fini, de ces gouffres amers

Qui ruinait votre âme !

Vous voilà donc sujette à traverser les mers !

Le vent nourrit la flamme…

  

Porterez-vous qui sait, au-delà de tout bord

Un merveilleux sourire ?

Peut-on rêver de mieux qu’échouer en un port

Et l’histoire récrire ! ...

                                                                          *Pierre Gabarra.

 

    

Je porte le fardeau des grandes solitudes !

 

Je porte le fardeau des grandes solitudes,

Dont le montant traduit

En mon tréfonds je crois, bien des incertitudes

À cela me réduit.

 

Devrai-je encor longtemps supporter de l’histoire

En ployant sous son faix,

Cet insistant regard plus qu’interrogatoire,

Tout cela je le sais !

 

Le temps n’a point de port, le temps n’a point d’ancrage

Il coule et nous passons.

Il mesure l’ampleur, certes de mon naufrage

En désespoirs profonds.

 

Je ne sais si demain, le saurai-je du reste

Pourrait seul me sauver ?

Le voici qui d’un trait de tout heur me déleste,

Soit ! Peut-il m’en priver ?

 

Si nul, d’un tel malheur un jour ne se relève

Commun à tout destin,

Faut-il que pour autant il puise ainsi ma sève

Avec tant de dédain ?

                                                                                             *Pierre Gabarra.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : dimanche 10 Août 2014

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